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Naissance d’un cocktail iconique à Cuba

Selon l’historien du cocktail Jeff "Beachbum" Berry, le Daiquiri serait né à Cuba, à la fin du XIXe siècle, dans le village minier de Daiquiri, près de Santiago. À cette époque, les infrastructures locales appartenaient à la Spanish-American Iron Ore Company, qui poursuivait son activité malgré les tensions entre l’Espagne, les rebelles cubains et, bientôt, les États-Unis.

C’est dans ce contexte que Jennings Stockton Cox Jr. fut nommé directeur général de la compagnie en 1895. Quelques décennies plus tard, Carmen Puig, sa petite-fille par alliance, raconta que Cox aurait créé la recette du futur Daiquiri en 1896. Un jour, recevant à l’improviste des invités venus des États-Unis, il se retrouva à court de gin. Il disposait en revanche de rhum, fourni chaque mois par ses employeurs. Pour en adoucir le goût, il le versa dans un pichet rempli de glace pilée, ajouta du sucre, pressa quelques citrons verts de son jardin, puis remua le tout jusqu’à obtenir une boisson bien glacée.

Cette boisson remporta un franc succès auprès des hôtes de passage - mais aussi des sept superintendants de mines américains qui rejoignirent Jennings Stockton Cox Jr. en 1908. Ils se révélèrent de bonne compagnie quand il s’agissait de fréquenter les deux meilleurs bars de la ville voisine de Santiago : l'Hôtel Venus et le San Carlos ClubCox fit découvrir aux deux établissements son mélange de rhum, citron vert et sucre, auquel il n'avait jamais pensé à donner un nom.

Ensuite, deux versions diffèrent quant à l’origine du nom de ce cocktail. La première est issue du livre de Basil WoonWhen It's Cocktail Time In Cuba (1928) : un matin à l’Hotel Venus, après que chacun eut bu "trois ou quatre" drinks, Cox et son équipe américaine étaient perplexes quant à l’appellation de cette boisson, jusqu’à une soudaine illumination : "appelons ça un daiquiri !" se serait exclamé son auteur. La seconde version est celle d’un chimiste au service de CoxJosh Linthicum : un soir, au San Carlos Club, le barman pressa Cox de baptiser ce cocktail, désormais populaire, mais toujours anonyme. Ce dernier manquant d’inspiration, le bartender lui-même l’appela "Ron a la Daiquiri". A noter : dans les deux versions, le barman eut l'idée de préparer le cocktail dans un shaker, puis de le servir dans une flûte à champagne remplie de glace pilée.

Certes, les Caribéens mélangeaient les trois ingrédients depuis des siècles, et peut-être Jennings Stockton Cox Jr. avait-il été influencé par la Canchánchara (aguardiente, jus de citron vert, mélasse) que les paysans cubains emportaient au travail dans des gourdes. Toutefois, son grand mérite fut de trouver l'équilibre parfait entre les trois ingrédients.

Jennings Stockton Cox Jr.

Évolution du cocktail jusqu’à sa forme finale

La disparition de Cox en 1913 n'arrêta pas l'évolution de son cocktail. Ainsi, peu de temps après, un barman havanais révisa encore la version améliorée du Daiquiri de Santiago. Selon que l'on se réfère à une source cubaine ou américaine, la paternité de la version définitive de la recette revient soit à un cantinero de l'Hôtel Plaza nommé Emilio "El Maragato" González, soit à l'expatrié américain Eddie Woelke du Sevilla-Biltmore. L'un d'eux décida de ne pas servir le cocktail dans une flûte pleine de glace pilée, mais de le filtrer dans une coupette.

Par la suite, un nouvel acteur fait son entrée : Constantino Ribalaigua Vert. Celui-ci possédait et dirigeait le bar El Floridita, à La Havane. Surnommé le doyen des barmen cubains, son sujet de prédilection était le Daiquiri, dont il travaillait la glace sous quatre formes distinctes: "menudo" (concassée), "menudito" (pilée), "afeitado" (râpée), ou "frappé" (neigeuse). Ainsi, par le jeu des densités différentes, des taux de dilution, et le dialogue entre le sucré et l’acide, Constantino Ribalaigua Vert apportait une nuance subtile à chacune de ses variations de Daiquiri - qu’il numérotait de un à quatre. Il n’hésitait pas, également, à ajouter quelques ingrédients, comme dans le Daïquiri N°3 (jus de pamplemousse et marasquin). Quant au Daïquiri N°4, il différait de deux façons : d’abord, Constantino y incorporait une petite cuillère à café de marasquin. Ensuite, il refroidissait son cocktail à l’aide de la dernière technologie de pointe pour l'époque : le blender - qui transformait la glace râpée en une consistance proche du sorbet. Le drink était servi "frappé" dans une coupe à cocktail. C’était l’antidote parfait à un après-midi étouffant à La Havane, qui étencha la soif de nombreux Cubains et touristes américains et contribua grandement à populariser le cocktail Daiquiri. Le romancier Ernest Hemingway, lui-même, était réputé en boire de 7 à 10 après avoir terminé sa journée d’écriture – ce que nous vous déconseillons !

Stiggins’ Pineapple, l'atout parfait pour un Daiquiri

L’histoire a montré que le Daiquiri n’a jamais cessé d’évoluer, sans jamais perdre ce qui fait sa force : un équilibre limpide entre rhum, citron vert et sucre. Dans un cocktail aussi simple en apparence, chaque ingrédient compte et le choix du rhum peut transformer toute l’expérience.

C’est là que Planteray Stiggins’ Pineapple trouve naturellement sa place. Son profil à la fois gourmand, fruité et élégant apporte au Daiquiri une nouvelle profondeur aromatique : la fraîcheur du citron vert réveille l’ananas, tandis que le sucre prolonge sa rondeur. Le résultat reste fidèle à l’esprit du cocktail original, tout en lui offrant une dimension plus solaire, exotique et irrésistiblement savoureuse.

Son inspiration nous vient d'une ancienne recette de rhum à l’ananas datant de 1824. Par la suite, sous l'influence d'Alexandre Gabriel et de David Wondrich, 90 jours de tests furent menés au Château de Bonbonnet afin de déterminer quelle serait la meilleure variété d’ananas entrant dans sa composition. Le choix de nos équipes s’est porté sur l’ananas Victoria, pour ses qualités de douceur, de sucrosité et la richesse de ses arômes. Celles-ci se retrouvent dans notre Planteray Stiggins’ Pineapple Rum grâce à la méthode artisanale de production - inchangée depuis notre premier batch.

Ainsi, la chair de l’ananas est infusée dans notre Planteray Original Dark pendant trois mois, tandis que les écorces du fruit sont infusées dans notre rhum blanc 3 Stars puis distillé. Le tout est assemblé et placé en fût pour une durée de trois mois.

C’est aussi pourquoi Planteray Stiggins’ Pineapple Rum est devenu une référence pour de nombreux bartenders à travers le monde. Au fil des années, une véritable relation s’est tissée avec ces professionnels du bar, qui se sont approprié ce rhum à l’ananas et l’ont fait vivre dans leurs créations.

De cette complicité est né le Stiggins Ball : une rencontre annuelle imaginée comme un moment d’échange et de partage autour de la culture du bar, de l’ananas et du savoir-faire artisanal qui donne naissance à Planteray Stiggins’ Pineapple. Les bartenders y retrouvent l’esprit craft du produit à travers des gestes concrets, découper les ananas, imaginer leur propre batch, explorer les arômes - mais aussi à travers des jeux et challenges inspirés de leur univers.

Cette rencontre est aussi l’occasion de célébrer le Daiquiri, cocktail emblématique dans lequel Stiggins’ Pineapple trouve naturellement sa place. Un concours de vitesse de réalisation de daiquiris y a même vu le jour. Et si vous souhaitez vous exercer à la maison, nous sommes heureux de partager avec vous notre recette.

Stiggin’s Fancy Pineapple Daiquiri

Ingrédients

  • Planteray Rum Stiggins’ Pineapple : 50 ml
  • Jus de citron vert fraîchement pressé : 25ml
  • Sirop de sucre : 15ml

Réalisation

  1. Verser tous les ingrédients dans un shaker
  2. Le remplir de glace
  3. Shaker fortement
  4. Filtrer et verser dans un verre givré type coupette
  5. Garnir d’un zeste de citron vert et d’un morceau d’ananas

Votre cocktail est prêt. Santé !