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Chez Citadelle, cette approche s'inscrit dans la continuité d'une vision portée par Alexandre Gabriel depuis l'origine : celle d'un gin pensé comme un véritable acte gastronomique. La sélection des botaniques, leur provenance, leur dosage et leur infusion progressive répondent à une recherche constante du goût juste. Une démarche proche de celle des chefs, fondée sur la créativité, la connaissance des produits, la précision du geste et la recherche de l'équilibre parfait.
Agrumes, épices, fleurs, herbes et baies composent ainsi un véritable garde-manger aromatique. Ils permettent de créer un accord, de réveiller une sauce, de prolonger un assaisonnement ou même de trouver une seconde vie dans le chocolat. Et si le gin avait finalement bien plus à faire à table qu'on ne l'imagine ?
Bien avant d'explorer les associations les plus inattendues, il suffit de revenir à l'une des botaniques fondatrices du gin : le genièvre.
Dans la région de Cognac comme dans le Sud-Ouest, ses baies appartiennent depuis longtemps à la cuisine populaire. Autrefois parfois surnommé "le poivre du pauvre", le genièvre parfumait les plats mijotés, les terrines de lapin, les ragoûts de gibier ou certaines préparations destinées à la conservation. Quelques baies écrasées suffisaient à relever une viande ou à apporter une dimension résineuse et boisée à une recette familiale.
Cette mémoire culinaire permet de regarder Citadelle Original autrement. Son genièvre franc et aromatique structure le gin et invite à renouer avec ces usages anciens. On peut l'imaginer avec un pâté en croûte, un magret de canard, un poisson fumé ou préparé à la manière d'un gravlax, où le genièvre rejoint le sel, le sucre et les herbes pour parfumer délicatement la chair.
Aborder le gin à table, c'est observer ce qu'il peut apporter à un plat et construire une expérience guidée par les botaniques, les textures et les sensations.

Chercher l'écho, ou provoquer le contraste
Avec les produits de la mer, le jeu se construit souvent autour de la fraîcheur. Des huîtres ou un poisson cru trouvent facilement un terrain commun avec Citadelle Original. L'accord prolonge cette fraîcheur en faisant dialoguer l'iode, les agrumes, le végétal et la signature résineuse du genièvre.
La table aime aussi les contrastes.
Prenez une raclette. Le fromage fondu tapisse le palais, la pomme de terre adoucit encore l'ensemble. Puis arrive le cornichon : acide, croquant, presque tranchant. C'est exactement dans cet espace que trouve sa place Citadelle Vive le Cornichon ! Son profil végétal et acidulé reprend un réflexe gastronomique que l'on connaît déjà et le déplace simplement dans le verre. Il équilibre la richesse du fromage et rafraîchit le palais.
Le même principe existe déjà dans certains cocktails. Dans un Negroni, l'amertume vient créer de la tension face à la rondeur. Dans un Martini, l'olive apporte une touche saline qui modifie la perception du gin. Penser le gin à table, c'est finalement prolonger des réflexes que l'on pratique déjà au comptoir, parfois sans même y penser.

À chaque latitude, son assiette
À plusieurs milliers de kilomètres de Bonbonnet, le registre change.
Citadelle Bajan est distillé au bord de la mer, à la Barbade. Sa recette fait une place centrale au pamplemousse, fruit dont l'histoire est intimement liée à l'île depuis le XVIIIe siècle, accompagné d'hibiscus et, toujours, de genièvre.
En bouche, le pamplemousse apporte autant par son acidité que par sa légère amertume. Pour rester fidèle à son ancrage barbadien, l'accord peut se construire autour d'un poisson emblématique de l'île, comme le poisson volant, d'un mahi-mahi, appelé localement dolphin fish (sans aucun lien avec le dauphin), ou encore d'un kingfish saisi sur le gril, accompagné d'une marinade aux agrumes, d'herbes fraîches et de quelques légumes ou fruits préparés au feu.
Ici, l'accord se construit autour d'une proximité aromatique et raconte aussi un territoire : le bord de mer, les agrumes, la cuisson au feu et une cuisine insulaire vive et généreuse. Le gin apporte une tension supplémentaire et prolonge l'identité du lieu dans l'assiette.

Une seconde vie pour les botaniques
Les botaniques du gin trouvent elles aussi leur place en cuisine.
Cette approche gastronomique a récemment pris une forme très concrète à la distillerie Citadelle Gin, au Château de Bonbonnet, à l'occasion du tournage de l'émission Le Goût des rencontres, diffusée sur France 3 Nouvelle-Aquitaine. L'équipe de l'émission est venue à Bonbonnet avec Sylvain, du restaurant Poulpette à Cognac, pour découvrir la distillerie, déguster les gins et imaginer une création autour de Citadelle Original.
Sylvain a conçu un véritable dessert-cocktail : une glace à la baie de genièvre, une crème à l'aneth, une crème au citron et une gelée de gin Citadelle Original. Servi très frais, le dessert reprend les sensations d'un cocktail tout en les faisant passer dans l'assiette.
Le genièvre forme le fil conducteur de la création. Présent au cœur de Citadelle Original, il se retrouve directement dans la glace, tandis que l'aneth en prolonge la fraîcheur végétale. La crème au citron apporte l'acidité et la gelée de gin restitue, sous une autre texture, la signature aromatique du spiritueux.
La dégustation devient alors une expérience complète, construite à la fois dans le verre, en cuisine et au cœur du lieu où le gin est élaboré. Le dessert propose ainsi une interprétation fraîche et légère de Citadelle Original.
Une collaboration avec La Maison du Chocolat l'a montré d'une manière singulière : des botaniques ayant servi à l'élaboration de Citadelle ont trouvé une seconde vie dans une tablette de chocolat. Après leur utilisation pour le gin, elles ont été intégrées au chocolat, où leurs notes d'agrumes, d'épices et de fleurs pouvaient s'exprimer autrement.
Finalement, faire passer le gin à table, c'est apprendre à prêter attention aux détails : une acidité qui réveille un plat, une note végétale qui en prolonge une autre, une amertume qui équilibre le gras ou une épice qui ravive une recette familière.
Chez Citadelle, cette expérience prolonge naturellement le travail commencé dans la distillerie. Chaque botanique est choisie, travaillée et assemblée pour trouver sa juste place. À table, le même mouvement se poursuit : le gin rencontre un produit, un geste de cuisine, un territoire ou la sensibilité d'un chef.


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